De 680 à 625 av. J.-C., Israël est coincé entre trois grandes puissances: l’empire assyrien, l’Egypte et bientôt Babylone. A la cour, le roi et les chefs politiques ne parlent que de guerres, de soulèvements et de renversement d’alliances. Au Temple, on ne se préoccupe que de belles liturgies, pendant que la justice sociale est en pleine déliquescence. Jérémie ose parler. Il sait que les siens ne pourront rien contre lui.
A la synagogue de Capharnaüm, Jésus donne lui-même une interprétation d’un extrait du livre d’Isaïe. Que ne faisons-nous pas dire à l’Ecriture! Revenir aux sources, bien les comprendre pour mieux en vivre et mieux servir: n’est-ce pas une voie sûre, à portée de main, pour avancer dans l’unité voulue par le Verbe?
Le nom de Dieu est tellement grand, que nous ne pouvons le prononcer. Ce serait réduire le Transcendant à nos propres catégories de compréhension. Le tétragramme YHVH ne se prononce pas. Nous disons: le Seigneur, l’Eternel. Et pourtant Dieu se dit par les prophètes (Osée, Jérémie, Ezéchiel, deutéro et trito Isaïe) tendrement proche de l’humanité.
Les premiers à reconnaître le Verbe venu en notre chair, les bergers puis des étrangers à la foi d’Israël, indiquent la dimension universelle de la Parole proposée.
Les nations païennes marchent vers la lumière de JérusalemIs 60, 1-6
La famille est le lieu par excellence où nous assurons la stabilité et le développement de toute communauté civile et religieuse. En avons-nous bien conscience?
Jérusalem ° Porte dorée, où le Messie est attendu
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O Clavis David / Is 22, 22[écouter en cliquant sur Play Now]
Et sceptrum domus Israel,
qui aperis, et nemo claudit, claudis et nemo aperit:
veni, et educ vinctum de domo carceris,
sedentem in tenebris et umbra mortis.
O Clef de la cité de David
sceptre du royaume d’Israël:
tu ouvres, et personne alors ne peut fermer. Tu fermes, et personne ne peut ouvrir.
Viens, fais sortir du cachot le prisonnier
établi dans les ténèbres de la mort.
L’Eglise ouvre le 17 décembre la série des sept jours qui précèdent la Vigile de Noël, et qui sont connus dans la liturgie sous le nom de Féries majeures. L’Office ordinaire de l’Avent prend plus de solennité. Les Antiennes des Psaumes ont un rapport direct avec le grand Avènement.
Tous les jours, à Vêpres, nous chantons une antienne solennelle qui est un cri vers le Messie, et dans laquelle nous lui donnons chaque jour un titre tiré de l’Ecriture.
Le nombre de ces antiennes, que nous appelons aussi les O de l’Avent, parce qu’elles commencent toutes par cette exclamation, est de sept dans l’Eglise romaine, une pour chacune des sept Féries majeures, et elles s’adressent toutes à Jésus-Christ. La musique date du VIe siècle.
L’instant choisi pour faire entendre ce sublime appel à la charité du Fils de Dieu, est l’heure des Vêpres, parce que c’est sur le Soir du monde, Vergente mundi vespere, que le Messie est venu.
Nous les chantons à Magnificat, pour marquer que le Sauveur attendu nous viendra par Marie. Nous les chantons deux fois, avant et après le Cantique, en signe de plus grande solennité.
O Sapientia / Si 24, Sg 8 et Is 40, 14 [A écouter ici en cliquant sur Play Now]
quae ex ore Altissimi prodiisti,
attingens a fine usque ad finem fortiter,
suaviter disponensque omnia:
veni ad docendum nos viam prudentiae.
O Sagesse
souffle de la bouche du Très-Haut,
Toi qui règnes d’une extrémité du monde à l’autre
et qui disposes avec force et douceur toutes choses,
Dieu unique a parlé par les prophètes. Dans l’extrait de ce dimanche (Jérémie 33, 14-16) il dit à son peuple de garder une espérance très concrète. Le levain du dessein bienveillant de Dieu travaille dans la pâte du monde.