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« En quoi vivre le sacrement de la réconciliation est important pour la vie d’un catholique (s’il l’est), plutôt que se contenter de demander à Dieu, avec sincérité, son pardon dans la prière personnelle, sûr qu’Il nous l’accordera dans sa bonté ? Je suis parfois prise d’incertitudes à ce sujet. »
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▪ au niveau psychologique d’abord (très succinctement)
L’aveu, qui n’est forcé par qui que ce soit, freine le processus de désagrégation de la personne dans ce qui, consciemment ou inconsciemment, pourrait l’écraser. Nous en faisons tous l’expérience.
L’aveu et le dialogue permettent de remettre les choses à leur juste place. Une personne scrupuleuse - cela existe aussi en dehors du contexte religion - évitera de voir la faute là où elle n’est pas ou de l’amplifier indûment. Une autre plutôt laxiste découvrira la gravité des pensées, des paroles, des actions ou des omissions banalisées ou ignorées.
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▪ au niveau spirituel, ensuite: le pardon des fautes pour le chrétien
1. La contrition parfaite
Recevoir le pardon de Dieu n’est pas un acte automatique, voir magique. La contrition, pour être véritable, exige :
- le profond regret de la faute concrète,
- sa dénomination,
- la résolution de ne plus la commettre à l’avenir en prenant des mesures raisonnables et réalistes.
Dès que nous connaissons une contrition parfaite, Dieu nous comble déjà de son pardon et de sa grâce, c’est-à-dire de sa force, pour progresser dans la vie. La contrition parfaite rend immédiatement juste le pécheur avant même la réception du sacrement de la réconciliation. Elle est un acte qui provient de l’amour.
2. Le sacrement de la réconciliation
° La rencontre personnelle d’un prêtre
Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même. (1Tm 2,5)
A la suite des Apôtres, les prêtres reçoivent la mission de remettre les péchés. Il n’y a là aucune espèce de magie. Les prêtres ne prennent pas la place de l’unique Sauveur : ils tiennent sa place, ce qui est très différent. Dieu s’est fait homme pour sauver les hommes : ainsi le Christ ressuscité ne veut pas renoncer à ce contact personnel. La grâce de Dieu veut nous toucher réellement, et pas seulement mentalement.
Le prêtre n’est pas là pour enquêter sur nos nombreux péchés. Il est là au nom du Christ
- pour nous dire à quel point Dieu nous aime,
- pour nous aider à discerner,
- pour nous aider à trouver les moyens de nous relever et de reprendre souffle.
° La rencontre communautaire
L’Eglise invite aussi les chrétiens à célébrer ensemble - célébration communautaire - le pardon de Dieu. Quatre temps structurent la célébration pénitentielle :
- l’accueil mutuel,
- l’écoute de la Parole de Dieu,
- la confession de l’amour de Dieu et en même temps la reconnaissance de nos péchés,
- l’accueil du Pardon pour en devenir les témoins.
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La sincérité dans la Réconciliation ne suffit pas. Je peux très sincèrement être dans l’erreur! Une démarche vraie et libératrice : voilà ce qui convient. Nous la trouvons dans le dialogue avec le prêtre qui nous donne quelques points de repère et dit, au nom du Seigneur : « Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je te pardonne tous tes péchés. » Cette parole réalise ce qu’elle signifie. C’est le sommet de la démarche de réconciliation: un moment bouleversant. Comme le disait un enfant à un camarade en quittant l’ oratoire-confessionnal: Lorsque tu sors d’ici, tu es à un autre étage!
Nos frères et sœurs réformés, qui ne connaissent pas le sacrement de la réconciliation, pratiquent le conseil spirituel dans le prolongement du désir de conversion adressé au Seigneur.