De 680 à 625 av. J.-C., Israël est coincé entre trois grandes puissances: l’empire assyrien, l’Egypte et bientôt Babylone. A la cour, le roi et les chefs politiques ne parlent que de guerres, de soulèvements et de renversement d’alliances. Au Temple, on ne se préoccupe que de belles liturgies, pendant que la justice sociale est en pleine déliquescence. Jérémie ose parler. Il sait que les siens ne pourront rien contre lui.
Le nom de Dieu est tellement grand, que nous ne pouvons le prononcer. Ce serait réduire le Transcendant à nos propres catégories de compréhension. Le tétragramme YHVH ne se prononce pas. Nous disons: le Seigneur, l’Eternel. Et pourtant Dieu se dit par les prophètes (Osée, Jérémie, Ezéchiel, deutéro et trito Isaïe) tendrement proche de l’humanité.
Les premiers à reconnaître le Verbe venu en notre chair, les bergers puis des étrangers à la foi d’Israël, indiquent la dimension universelle de la Parole proposée.
Les nations païennes marchent vers la lumière de JérusalemIs 60, 1-6